L’économie comme science sociale. Quelques enseignements de la théorie de la régulation


in Des sciences sociales à LA science sociale. Fondements anti-utilitaristes, Sous la direction de Alain Caillé, Philippe Chanial, Stéphane Dufoix et Frédéric Vandenberghe, 2018, Editions le bord de l’eau, Chap. III, p. 65-81

Au moment où la querelle fait rage entre les sociologues en France, comme il y a un an entre les économistes, il est urgent de rappeler que le mot « sociologie » a longtemps servi à désigner la science sociale en général (économie et philosophie politiques incluses, aussi bien que l’anthropologie, l’histoire ou la géographie) et qu’elle est une chose trop importante pour la confier aux seuls sociologues. Elle est l’affaire de tous les social scientists. À côté des sciences sociales spécialisées, c’est une science sociale généraliste, seule à même de penser le monde dans toute sa complexité, qu’il nous faut maintenant faire advenir et instituer. Une science sociale qu’il est urgent, également, de fonder une bonne fois sur des bases non-utilitaristes et dans une ouverture résolue à toutes les sociologies et à toutes les sciences sociales  du monde entier, et pas seulement à celles qui viennent de l’occident. Replacées dans ce cadre plus général, la plupart des querelles de chapelles se résolvent d’elles-mêmes. Pour le plus grand bien d’un désir partagé de connaître. Qu’un tel objectif soit accessible, c‘est ce dont témoignent la variété et la qualité des auteurs ici réunis, anthropologues, économistes, géographes, historiens, philosophes ou sociologues.

Welfare


Robert Boyer, in UFRJ, Rio de Janeiro, 28Jun2010

Crisis y Hegemonía en la economía mundial caracterización, perspectivas y tendencias


El Economista francés, Robert BOYER participó de un panel, en el marco del Congreso de Economía Política Internacional. Su disertación estuvo referida a « Crisis y Hegemonía en la economía mundial caracterización, perspectivas y tendencias ».

Transformation des capitalismes, nouveaux modes de gestion du travail et subjectivité des salariés


Dans Travail et subjectivité. Perspectives critiques, Daniel Mercure et Marie-Pierre Bourdages-Sylvain (Dir.), Chapitre 1, Collection Sociologie Contemporaine, PUL (Presses Universitaires de Laval), Canada, 4ème trimestre 2017, p. 13-42.

DESCRIPTION

Ce livre porte sur les rapports entre le travail et la subjectivité dans le contexte des nombreuses transformations en cours dans le monde du travail. Il vise à analyser et à critiquer les nouvelles pratiques managériales qui s’emploient à mobiliser la subjectivité au travail. Les auteurs, sociologues, économistes, psychosociologues, psychanalystes et théoriciens de la gestion, présentent d’abord les changements économiques, organisationnels et socioculturels qui président à la mise en forme du capitalisme contemporain. Ensuite, ils examinent et critiquent les nouvelles pratiques managériales qui visent à mobiliser la subjectivité des travailleurs aux fins de la valorisation du capital. Tout au long de l’ouvrage, les effets psychosociologiques de telles pratiques sont analysés de près, de même que les réponses des travailleurs qui revêtent diverses formes d’opposition et de résistance individuelle et collective.

Ont contribué au présent ouvrage : Guy Bellemare, Marie-Pierre Bourdages-Sylvain, Robert Boyer, Jean-François Chanlat, Pierre-Antoine Chardel, Olivier Cousin, Eugène Enriquez, Vincent de Gaulejac, Fabienne Hanique, Danièle Linhart, Danilo Martuccelli, Dominique Méda, Daniel Mercure, Marcelo Otero, Jacques Rhéaume, Christian Thuderoz et Michel Wieviorka.

La diversité des capitalismes


Entretien France Culture, Entendez-vous l’eco?, par Maylis Besserie, 26 Septembre 2017.

 

Deuxième jour de notre série consacrée à “l’esprit du capitalisme”.

Hier, nous nous sommes glissés dans la peau du sociologue Max Weber, auteur de l’ouvrage éponyme sur les origines de l’émergence du capitalisme et ses liens avec l’éthique protestante. Aujourd’hui, nous continuons à parler de capitalisme, mais en utilisant volontairement le mot au pluriel – pour pointer la diversité des systèmes économiques et politiques qu’il recouvre.

Nous allons parler de la théorie de la régulation et de son analyse en compagnie de l’une de ses grandes figures: Robert Boyer.

             

Development and « régulation » theory


in Handbook of alternative theories of Economic Development, edited by Erik S. Reinert, Jayati Ghosh and Rainer Kattel, Edward Elgar, Chettelham, September 2016, p. 352-385.

Abstract

The Handbook of Alternative Theories of Economic Development explores the theories and approaches which, over a prolonged period of time, have existed as viable alternatives to today’s mainstream and neo-classical tenets. With a total of more than 40 specially commissioned chapters, written by the foremost authorities in their respective fields, this volume represents a landmark in the field of economic development. It elucidates the richness of the alternative and sometimes misunderstood ideas which, in different historical contexts, have proved to be vital to the improvement of the human condition. Learn More

Entretien autour de l’ouvrage « Economie politique des capitalismes »


France Culture Les Carnets de l’économie, émission animée par Dominique Rousset à 17 h 55.

Le 14 décembre 2016 (1/4) –  Régimes de croissance et crises périodiques

Le 15 décembre 2016 (2/4) – Ce que n’est pas la Théorie de la Régulation

Le 16 décembre 2016 (3/4) – Diversité des capitalismes

Le 17 décembre 2016 –

 

Qu’est-ce qu’une crise financière ?


dans Manuel d’économie critique, Le Monde Diplomatique, Hors série, 2016, p. 166-167. Toulouse – 15 septembre 2016

Présentation du « Manuel d’économie critique »

Le jeudi 15 septembre, à 20 h 30, salle du Sénéchal, présentation du « Manuel d’économie critique » avec Renaud Lambert et Hélène Richard.

En signant l’échec des théories libérales, la débâcle financière de 2008 aurait pu inciter les gouvernements occidentaux à renouveler leurs politiques économiques. Elle a au contraire resserré le carcan de l’économie néoclassique, dans les chroniques matinales comme dans les manuels scolaires.
Le contre-manuel du Monde diplomatique entend inverser cette logique. Son ambition ? Rendre l’économie accessible au plus grand nombre et en souligner la nature politique. Bref, rappeler que, comme la chose publique, l’économie est l’affaire de tous. Et permettre à chacun de s’en emparer à travers quatre objectifs :

  • apporter un éclairage historique et international souvent oublié ;
  • introduire les analyses d’écoles de pensée marginalisées dans les universités et privées d’accès aux médias ;
  • démystifier les idées reçues qui installent le fatalisme dans les esprits ;
  • dégager l’horizon en rappelant que d’autres voies s’ouvrent à nous.

Renaud Lambert et Hélène Richard sont membres de la rédaction du Monde diplomatique ils ont tous deux coordonnés la réalisation du Manuel d’économie critique.

Le Monde diplomatique s’attaque aux idées reçues sur le libre-échange, la finance, le partage des richesses, etc.

Des mécanismes à la portée de tous

À partir des programmes d’économie de première et de terminale

En détail

Équations impénétrables, courbes énigmatiques, raisonnements nébuleux… L’économie dominante invite à un double renoncement : devant les difficultés techniques d’un univers réservé aux experts, d’une part ; devant des « lois » scientifiques immuables, de l’autre. Le contre-manuel du « Monde diplomatique » entend inverser cette logique. Son ambition ? Rendre l’économie accessible au plus grand nombre et en souligner la nature politique. Bref, rappeler que, comme la chose publique, l’économie est l’affaire de tous. Et permettre à chacun de s’en emparer.

Il y a urgence : en signant l’échec des théories libérales, la débâcle financière de 2008 aurait pu inciter les gouvernements occidentaux à renouveler leurs politiques économiques. Elle a au contraire resserré le carcan de l’économie néoclassique, dans les chroniques matinales comme dans les manuels scolaires.

Nous avons donc réuni certains des spécialistes de l’économie les plus lucides – chercheurs, professeurs d’université et du secondaire, journalistes – autour des programmes de première et de terminale pour en proposer « notre » traitement. Autour de quatre objectifs : apporter un éclairage historique et international souvent oublié des programmes ; introduire les analyses d’écoles de pensée marginalisées dans les universités et privées d’accès aux médias ; démystifier les idées reçues qui installent le fatalisme dans les esprits ; dégager l’horizon en rappelant que d’autres voies s’ouvrent à nous.

Loin des dogmes, notre manuel invite à remettre l’économie au service de la société.

Lire « L’économie comme on ne vous l’a jamais expliquée » par Renaud Lambert et Hélène Richard dans « Le Monde diplomatique » de septembre 2016


Ont contribué à ce manuel :

Samir Amin, Guillaume Barou, Aurélien Bernier, Sophie Béroud, Élodie Bertrand, Robert Boyer, Benoit Bréville, Martine Bulard, Mona Chollet, Laurent Cordonnier, François Denord, François-Xavier Devetter, Cédric Durand, Frédéric Farah, Cyrille Ferraton, Jean Gadrey, Paul Guillibert, Serge Halimi, Michel Husson, Sabina Issehnane, Raoul Marc Jennar, Renaud Lambert, Serge Latouche, Frédéric Lebaron, Sylvain Leder, Frédéric Lemaire, Frédéric Lordon, Jean-Marie Monnier, Caroline Oudin-Bastide, Juan Miguel Pérez, Evelyne Pieiller, Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, Dominique Plihon, Laura Raim, Christophe Ramaux, Gilles Raveaud, Mathias Reymond, Hélène Richard, Pierre Rimbert, François Ruffin, Pierre Salama, Émilie Sauguet, Alexis Spire, Philippe Steiner, Bruno Tinel, Julie Valentin, Julien Vercueil, Ibrahim Warde, Arnaud Zacharie, Daniel Zamora.

Notamment au sommaire :

  • Dette publique, faut-il payer ?
  • Les grandes écoles de la pensée économique
  • Comment fut inventée la carte de crédit
  • Flexibilité du travail, l’impasse
  • D’où viennent les accords de libre-échange ?
  • Qu’est-ce qu’une crise financière ?
  • La charité à l’assaut de l’État
  • Ces guerres au service du commerce
  • Revenu universel, une utopie ?

Disponible en kiosques le 8 septembre 2016
– Format : 21 cm X 28,5 cm
– Nombre de pages: 196
– Livraison sous 3 semaines

Liste des chapitres :

I. Une science comme les autres ?

II. Produire plus, toujours plus !

III. Le pont et la cale

IV. Partage des richesses : espoirs et impasses

V. L’emploi, à quel prix ?

VI. Le marché ou la construction d’une évidence

VII. Mondialisation : la mise en concurrence des peuples

VIII. Monnaie, une énigme sonnante et trébuchante

IX. Dette : le chantage

X. Finance : l’insoutenable promesse

Economie Politique des capitalismes


Théorie de de la régulation et des crises, La Librairie de l’Eco Vendredi 4 décembre 2015, présenté par Emmanuel Lechypre, sur BFM Business.

Économie politique des capitalismes. Théorie de la régulation et des crises


Grand Repère Manuel, La Découverte, Paris, Octobre 2015

Pourquoi le régime de croissance des trente glorieuses s’est-il enrayé ? Comment expliquer que les innovations financières aient d’abord accéléré la croissance avant de déboucher sur une crise majeure ? L’euro, supposé unifier le vieux continent, ne creuse-t-il pas une fracture Nord-Sud ?
La théorie de la régulation répond à ces questions. Lors de sa création, dans les années 1970, elle a emprunté à Marx l’analyse de la dynamique du capitalisme, à l’école des Annales la nécessité d’une mise en perspective historique longue, aux post-keynésiens les outils de la macroéconomie. Depuis, elle n’a pas cessé de retravailler ses concepts, ses méthodes, et d’étendre son champ d’application. Aujourd’hui, sous l’hypothèse fondatrice du rôle déterminant des institutions et de leur architecture, elle est une économie politique qui explique les régimes de croissance stabilisée et leurs crises, avec une attention particulière à l’articulation de l’économique et du politique.
Cet ouvrage expose les notions centrales de la théorie de la régulation en les situant par rapport aux théories orthodoxes, mais aussi aux différentes alternatives hétérodoxes. Ce manuel d’économie politique, sans équivalent, synthétise plusieurs décennies de travaux d’un réseau international de chercheurs.

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