Lectures institutionnalistes de la Chine


La Revue de la régulation fête ses dix ans ! Et encore, si l’on comptait L’Année de la régulation, son aînée, elle aussi portée par l’Association Recherche & Régulation, on fêterait aujourd’hui vingt ans de publications.

Le dossier sur l’économie politique de la Chine que nous présentons dans ce numéro est tout à fait représentatif de ces dix premières années. Il témoigne de la réussite de notre pari : faire vivre une Revue d’économie politique, nourrie des approches régulationnistes et institutionnalistes mais aussi de tous les courants qui engagent le dialogue avec elles. Il pointe aussi quelques-uns des défis auxquels il nous faut faire face.

Pour préparer ce dossier consacré à l’espèce particulière de capitalisme qui se développe aujourd’hui en Chine, Robert Boyer, co-fondateur de la Théorie de la Régulation et de la Revue du même nom, s’est associé à Sébastien Lechevalier (EHESS) (voir l’introduction au dossier). Dix ans après son lancement, un tel dossier permet de jeter un regard rétrospectif et actuel sur ce que représente notre Revue  – et notre communauté de chercheurs. Sans nul doute, la construction de dossiers, souvent portés par des membres du comité de rédaction en collaboration avec un ou plusieurs chercheurs extérieurs à la Revue, est l’une des clés de la dynamique scientifique qui l’anime. Lire la suite…

 

Les théories économiques contemporaines à l’épreuve de la trajectoire chinoise


Introduction au dossier « Lectures institutionnalistes de la Chine », Revue de la régulation, n° 21, Premier semestre 2017.

Quel serait pour vous le progrès dans 10 ans ?


Esprit Public,11 décembre 2014 Video

Ecoutez le point de vue de Najat Vallaud-Belkacem, Thierry Mandon, Pascal /Saint-Amans, Karine Berger, Pierre-Alain Muet, Frédéric Bardeau, Valérie Rabault, Pascal Canfin, Corine Pelluchon, Robert Boyer et Bruno Patino/

J’aimerais écrire une histoire sociale de la macroéconomie


Robert Boyer : parcours d’un économiste atypique, Entretien, L’économie Politique, n° 64, Octobre 2014, p. 36-47.

 

Euro does not imply productive convergence (The)


Chapitre 1 in Structural Change, Competitiveness and Industrial Policy: Painful , Lessons from the European Periphery [Format Kindle], Sous la direction de Aurora A. C. Teixeira, Ester Silva and Ricardo Mamede, Routledge, 2014

Capitalisme, d’une crise à l’autre (le) : résilience, transformations


Comprendre-le-capitalisme_small[1]

Problèmes économiques, Hors série n° 5, La documentation française, Paris, p.

Asia, laboratorio de los capitalismos… y de las teorías económicas


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Economia Teoria y Pratica, n° 40, Enero-Junio 2014, p. 11-28.

 

Asie, laboratoire des capitalismes (l’)… et des théories économiques


Version française de l’article Asia, laboratorio de los capitalismos… y de las teorías económicas paru en Espagnol dans Economia Teoria y Pratica, n° 40, Enero-Junio 2014

 

What innovations for the next development modes?


25112013IPCCASBoyerWhatInnovations (16.4 MiB)

Seminar at Institute of Policy and Management- Chinese Academic of Science, Beijing (Chine), November 25th, 2013

Industrie compétitive en France et dans le monde (une)


 » Compte tenu de l’actualité des discussions sur le devenir industriel de la France , il peut être éclairant de faire retour sur un article datant de 1982. Il diagnostiquait la plupart des faiblesses structurelles qui se sont manifestées depuis lors par une désindustrialisation marquée en dépit de diverses tentatives de  politique industrielle et ou d’innovation alternatives. Quelles leçons tirer de cet écart entre diagnostic et capacité  de la politique économique à infléchir une trajectoire nationale peu favorable ?   »

  • Commentaires d’une présentation de Xavier Ragot intitulée « La France a-t-elle un modèle productif? », séminaire du 24 octobre 2013 Centre Cournot pour la recherche en économie, Paris.
  • Ecrit en collaboration avec Michel Aglietta, Publié dans Une politique industrielle pour la France, La documentation Française, Paris 1982, p. 307-348.
  • Actes des journées de travail des 15 et 16 Novembre 1982 : Une politique industrielle pour la France.(En collaboration avec Michel Aglietta)
  • Pôles de compétitivité, stratégie industrielle et politique économique Couverture Orange CEPREMAP‑CEPII n° 8223, Décembre 1982, 58 p.

Résumé –

Ce travail esquisse une représentation des relations croisées entre situation vis à vis des échanges extérieurs, orientation générale de la politique industrielle et effets sur l’industrie de la politique sociale, économique et financière. Après avoir défini un pôle de compétitivité par les multiples effets d’entraînement qu’il exerce dans l’ensemble du système productif, on montre que les difficultés actuel­les de rééquilibre du commerce extérieur français tiennent pour une large part au faible nombre et à la fragilité de ces pôles. De fait la compétitivité globale dépend de façon cruciale de l’ensemble des formes d’organisation propres à chaque pays, qu’elles concernent les relations professionnelles du travail, les relations entre grande industrie et sous‑traitance, le pouvoir d’impulsion de l’Etat sur l’innovation technique et industrielle, la qualité de la formation générale et professionnelle et celle de ses liens avec l’industrie. C’est précisément dans ces divers domaines que le papier suggère des axes stratégiques pour une politique industrielle tenant compte de la gravité de la présente crise. On insiste ainsi tour à tour sur le rôle fondamental de la compétitivité acquise par une suprématie concer­nant la qualité, l’importance de la diffusion des nouvelles technologies à l’ensemble des branches, l’intérêt de relations directes entre utilisateurs et producteurs. Selon la problématique développée, la gestion de la contrainte extérieure devrait être pragmatique et diffé­renciée car orientée par rapport à l’objectif essentiel de constitution à terme de nouveaux pôles de compétitivité. On examine enfin les risques de conflit de cette politique industrielle avec la politique macroécono­mique. On souligne ainsi les possibilités d’antagonisme entre compétiti­vité et emploi ‑tout au moins à moyen terme‑, entre politique de désin­flation et transfert d’une partie significative du revenu en direction de l’industrie. On montre enfin les effets défavorables sur l’industrie d’une politique de change inadéquate et on plaide en faveur d’une meilleure articulation entre politique industrielle et gestion straté­gique du change. Le travail insiste en conclusion sur la nécessité de définir de nouvelles règles du jeu et de construire progressivement de nouvelles formes d’organisation. L’innovation économique et sociale plus encore que technologique est sans doute au cœur des années quatre-vingt.

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