Une discipline sans réflexivité peut-elle être une science ? Épistémologie de l’économie


Collection libre cours, Editions de la Sorbonne, Paris, Novembre 2021

Description

La crise financière en 2008, puis la pandémie de 2020 ont mis au jour la fragilité des acquis de la discipline économique. C’est l’organisation même de la profession qui est en question, car elle a induit faiblesse méthodologique et absence de réflexivité épistémologique. La recherche en économie est ainsi passée d’une quête des fondements théoriques à une myriade d’analyses empiriques, mobilisant les avancées des techniques statistiques et de vastes bases de données. L’institutionnalisation de plus en plus poussée de la profession est porteuse d’incitations qui livrent de remarquables professionnels, spécialistes de la modélisation et de l’analyse statistique, mais peu de chercheurs capables de conceptualiser à nouveau les bases de la discipline. À la lumière d’Émile Durkheim, cette floraison témoigne d’une anomie dans la division du travail chez les économistes. Aussi, d’éminents titulaires du prix d’économie en l’honneur de Nobel ont-ils plaidé pour un retour réflexif sur les conséquences de la hiérarchie des revues, des procédures de recrutement et de la délégation à la bibliométrie du pilotage des orientations stratégiques de la profession. Où sont les agora qui permettraient une confrontation large, rigoureuse et permanente entre programmes de recherche et théories ? Leur création pourrait être le terreau d’une bifurcation de la discipline économique, en particulier de sa réinsertion tant dans les sciences de la nature que dans celles de la société.

 

¿Qué significa la creciente variedad de capitalismos contemporáneos para la teoría económica?


Capitulo 2, Variedades de capitalismos en crisis, Alberto Aziz Nassif e Ilán Bizberg (coordinadores), El Colegio de Mexico, 2021, p. 49-102.

Pandémie, incertitude et parole gouvernementale


Alternatives Economiques , Chroniques, 4 mai 2021

De la théorie de la régulation aux capitalismes à l’épreuve de la pandémie


C’est une crise terrible pour le capitalisme traditionnel


Entretien avec Grégoire Normand, La TribuneN°7117, 27 mars 2021.

Quand la crise oblige à repenser l’économie – (France Culture)


  • Les matins de l’Economie, France culture, Pour enrichir et approfondir les questions d’actualité, deux séquences d’invités : la Question du jour à 7h13 que Guillaume Erner posera au meilleur expert du sujet, Robert Boyer. Le grand thème du jour qui occupera, en deux parties, le cœur des Matins de 7h40 à 8h00 et de 8h20 à 8h45.le 13 janvier 2021.

La pandémie et la gestion du nouveau trilemme : santé, économie et liberté : Quelles réponses


À l’occasion de la sortie du livre de Robert Boyer, Les capitalismes à l’épreuve de la pandémie, et en présence de l’auteur, Séminaire du Centre Cournot, lundi 30 novembre 2020

Intervenants :
Hans-Helmut Kotz (Université Goethe / Université Harvard)
Xavier Ragot (OFCE)
Robert Boyer (Centre Cournot / Institut des Amériques)

https://www.centre-cournot.org/seminaires_fr.html  https://vimeo.com/487605929

Le capitalisme sort considérablement renforcé par cette pandémie


Entretien par Antoine Reverchon, Le Monde, Idées, samedi 3 octobre 2020, p. 28-29

Les capitalismes à l’épreuve de la pandémie


Editions la découverte, Paris, 1er Octobre 2020.

Annexes : Graphiques, figures et tableaux complémentaires à l’ouvrage, Présentation, Introduction, Chapitre 1, Chapitre 2, Chapitre 3, Chapitre 4, Chapitre 5, Chapitre 6, Chapitre 7, Chapitre 8, Chapitre 9, Conclusion.

Depuis le début de la crise mondiale de la covid-19, les questionnements sur l’avenir des capitalismes se sont multipliés. Et nombre de voix se sont élevées pour que les « jours d’après » ne soient plus jamais comme « ceux d’avant ». Dans le court terme, les pronostics étaient confrontés à une incertitude radicale, invitant à la prudence : il faudra du temps pour démêler l’écheveau des responsabilités et construire d’éventuelles alternatives.
D’où l’importance de comprendre les ressorts de la crise. Comme l’a montré le célèbre 18 Brumaire de Louis Bonaparte de Marx (1852), les meilleures analyses « à chaud » sont le fait d’auteurs ayant une vision de la dynamique du système sur un horizon long. C’est pourquoi Robert Boyer, contributeur majeur de l’École de la régulation – qui étudie l’économie comme partie intégrante de sociétés traversées par l’histoire –, est bien placé pour relever ce défi. Lors de crises précédentes, il a démontré la valeur explicative de cette approche, qui prend en compte à la fois les inerties tendant à la reproduction du système et les forces impulsant sa transformation : l’issue n’est pas écrite à l’avance et plus longtemps durent les crises, plus le retour à la situation antérieure devient improbable.
Dans cet essai, l’auteur donne à comprendre les processus déclenchés en 2020 et éclaire sur le champ des possibles. La dislocation des relations internationales, l’éclatement de la zone euro, la déstabilisation de l’État social, la montée des populismes ne sont pas improbables. Mais n’est pas non plus exclue une grande bifurcation vers un nouveau modèle construit sur la complémentarité entre éducation, formation, santé et culture, qui répondrait à la demande de solidarité des citoyens et aux exigences de la transition écologique.

Plan de survie


Entretien, Revue Esprit. L’économie contre l’écologie ? Mars 2020, n° 462.

1 2 3 15