Socio-Economic Review, Discussion Forum: « Brexit: understanding the socio-economic origins and consequences » , 2016, Vol. 14, n° 4, p. 836-845.
Abstract
Jacqueline O’Reilly, Julie Froud, Sukhdev Johal, Karel Williams, Chris Warhurst, Glenn Morgan, Christopher Grey, Geoffrey Wood, Mike Wright, Robert Boyer, Sabine Frerichs, Suvi Sankari, Akos Rona-Tas and Patrick Le Galès
The unprecedented geopolitical shift resulting from Brexit reflects deep socio-economic fault lines within and beyond the UK. In many ways foreshadowing the US presidential election of Donald Trump, Brexit brought to the surface and gave a public voice to socio-economic divisions that were deeply embedded, sometimes illogical, but until now had either been ignored or hushed out of ‘respectable’ public debate. This Discussion Forum emanates from a spontaneous seminar organized 2 days after the Brexit vote on June 25, 2016 as part of the SASE conference held in University of California–Berkeley and followed by an open call for papers by Socio-Economic Review. The papers here draw attention to the origins of the Brexit vote in deep-seated socio-economic divisions (O’Reilly), widening differences in economic performance across sectors and regions of the UK (Froud, Sukhdev and Williams) and the growth of poor quality jobs (Warhurst). Meanwhile, the political dynamics of the Brexit vote were also shaped by the fractured nature of UK business elites (Morgan), divisions between locals and cosmopolitans (Grey) and creative but muddled actions of elites that arguably generated consequences they themselves failed to fully anticipate (Wood and Wright). From the perspective of Europe, Brexit reflects a history of dysfunctional economic policy in Europe that prioritized market competition in ways that neglected and ultimately undermined solidarity (Boyer). Here, Brexit reflects a political strategy to both renationalize and recommodify solidarity in the face of fears over migration, and which are likely to have major consequences for social solidarity in Europe more generally (Frerichs and Sankari). However, Brexit is unlikely to provide a durable social and political solution to the wider tensions between globalization and democracy, which also affect all countries throughout Europe (Rona-Tas). Ultimately, the Brexit vote underlines social divisions that combine class inequalities with regional ones, not just in Britain but throughout Europe (Le Galès).
Paper prepared for the « Forum de la régulation« ,
La théorie de la régulation à l’épreuve des crises, Paris 10-12 juin 2015
Entrevista realizada com Robert Boyer, do CNRS, pelos professores Lena Lavinas, da UFRJ, e Miguel Bruno, da UERJ, no seminário « O Desenvolvimento no Século XXI ».
dans Manuel d’économie critique, Le Monde Diplomatique, Hors série, 2016, p. 166-167. Toulouse – 15 septembre 2016
Présentation du « Manuel d’économie critique »
Le jeudi 15 septembre, à 20 h 30, salle du Sénéchal, présentation du « Manuel d’économie critique » avec Renaud Lambert et Hélène Richard.
En signant l’échec des théories libérales, la débâcle financière de 2008 aurait pu inciter les gouvernements occidentaux à renouveler leurs politiques économiques. Elle a au contraire resserré le carcan de l’économie néoclassique, dans les chroniques matinales comme dans les manuels scolaires.
Le contre-manuel du Monde diplomatique entend inverser cette logique. Son ambition ? Rendre l’économie accessible au plus grand nombre et en souligner la nature politique. Bref, rappeler que, comme la chose publique, l’économie est l’affaire de tous. Et permettre à chacun de s’en emparer à travers quatre objectifs :
- apporter un éclairage historique et international souvent oublié ;
- introduire les analyses d’écoles de pensée marginalisées dans les universités et privées d’accès aux médias ;
- démystifier les idées reçues qui installent le fatalisme dans les esprits ;
- dégager l’horizon en rappelant que d’autres voies s’ouvrent à nous.
Renaud Lambert et Hélène Richard sont membres de la rédaction du Monde diplomatique ils ont tous deux coordonnés la réalisation du Manuel d’économie critique.
Le Monde diplomatique s’attaque aux idées reçues sur le libre-échange, la finance, le partage des richesses, etc.
Des mécanismes à la portée de tous
À partir des programmes d’économie de première et de terminale
En détail
Il y a urgence : en signant l’échec des théories libérales, la débâcle financière de 2008 aurait pu inciter les gouvernements occidentaux à renouveler leurs politiques économiques. Elle a au contraire resserré le carcan de l’économie néoclassique, dans les chroniques matinales comme dans les manuels scolaires.
Nous avons donc réuni certains des spécialistes de l’économie les plus lucides – chercheurs, professeurs d’université et du secondaire, journalistes – autour des programmes de première et de terminale pour en proposer « notre » traitement. Autour de quatre objectifs : apporter un éclairage historique et international souvent oublié des programmes ; introduire les analyses d’écoles de pensée marginalisées dans les universités et privées d’accès aux médias ; démystifier les idées reçues qui installent le fatalisme dans les esprits ; dégager l’horizon en rappelant que d’autres voies s’ouvrent à nous.
Loin des dogmes, notre manuel invite à remettre l’économie au service de la société.
Lire « L’économie comme on ne vous l’a jamais expliquée » par Renaud Lambert et Hélène Richard dans « Le Monde diplomatique » de septembre 2016
Ont contribué à ce manuel :
Notamment au sommaire :
- Dette publique, faut-il payer ?
- Les grandes écoles de la pensée économique
- Comment fut inventée la carte de crédit
- Flexibilité du travail, l’impasse
- D’où viennent les accords de libre-échange ?
- Qu’est-ce qu’une crise financière ?
- La charité à l’assaut de l’État
- Ces guerres au service du commerce
- Revenu universel, une utopie ?
Disponible en kiosques le 8 septembre 2016
– Format : 21 cm X 28,5 cm
– Nombre de pages: 196
– Livraison sous 3 semaines
Liste des chapitres :
I. Une science comme les autres ?
II. Produire plus, toujours plus !
III. Le pont et la cale
IV. Partage des richesses : espoirs et impasses
V. L’emploi, à quel prix ?
VI. Le marché ou la construction d’une évidence
VII. Mondialisation : la mise en concurrence des peuples
VIII. Monnaie, une énigme sonnante et trébuchante
IX. Dette : le chantage
X. Finance : l’insoutenable promesse
Dans Bertrand Badie et Dominique Vidal (Sous la Direction), Qui gouverne le monde? L’Etat du Monde 2017, Editions La Découverte Paris, p. 69-85, Septembre 2016.
Grand Repère Manuel, La Découverte, Paris, Octobre 2015
Pourquoi le régime de croissance des trente glorieuses s’est-il enrayé ? Comment expliquer que les innovations financières aient d’abord accéléré la croissance avant de déboucher sur une crise majeure ? L’euro, supposé unifier le vieux continent, ne creuse-t-il pas une fracture Nord-Sud ?
La théorie de la régulation répond à ces questions. Lors de sa création, dans les années 1970, elle a emprunté à Marx l’analyse de la dynamique du capitalisme, à l’école des Annales la nécessité d’une mise en perspective historique longue, aux post-keynésiens les outils de la macroéconomie. Depuis, elle n’a pas cessé de retravailler ses concepts, ses méthodes, et d’étendre son champ d’application. Aujourd’hui, sous l’hypothèse fondatrice du rôle déterminant des institutions et de leur architecture, elle est une économie politique qui explique les régimes de croissance stabilisée et leurs crises, avec une attention particulière à l’articulation de l’économique et du politique.
Cet ouvrage expose les notions centrales de la théorie de la régulation en les situant par rapport aux théories orthodoxes, mais aussi aux différentes alternatives hétérodoxes. Ce manuel d’économie politique, sans équivalent, synthétise plusieurs décennies de travaux d’un réseau international de chercheurs.
Le Monde, les Journées de l’Economie, p. 11, 11 Octobre 2015
Le Monde, 4 septembre 2015, p. 6. (version complète)