L’économie des plateformes : Continuités et nouveautés


Présentation préparée pour le Séminaire du Centre Cournot «Les fondements et les enjeux de la plate-formisation de l’économie»,Maison des Sciences Economiques, Paris 8 Octobre 2018

Expectations, Narratives, and Socio-Economic Regimes


Dans Expectations, Narratives, and Socio-Economic Regimes,  Jens Beckert & Richard Bronk2018, Oxford univesity press, Oxford, Chapter 2, pages 39-61.

Do Globalization, Deregulation and Financialization Imply a Convergence of Contemporary Capitalisms?


Discussion Paper Series 2018 #09:  PAR  · PUBLIÉ  · MIS À JOUR 

Abstract

Distinctive political compromises prevailed and explained various brands of capitalism observed from WWII to the early 1990s. Is this key finding by régulation research been still valid given the wide diffusion of common structural changes since the 2000s: slow productivity in the industrialized world, overwhelming impact of finance, rise of inequalities within many Nation-States in response to deregulation, social and political polarization, open conflict between capitalism and democracy, the trading place between mature and emerging economies? These stylized facts challenge most economic theories but they can be explained by an institutionalist and historical approach that also helps in redesigning a relevant macroeconomic approach. Each capitalism brand displays specific complementarities among institutional forms and their growing interactions imply more their complementarity than their frontal competition. Consequently, all capitalisms have been transformed but they do not converge towards a canonical configuration. The rise of nationalist movements may challenge the present international relations but they should not underestimate the economic and social costs of their protectionist strategy.

 

Vertus et limites d’une histoire globale de la mondialisation : un dialogue entre François Fourquet et la Théorie de la Régulation


Postface à l’ouvrage Penser la longue durée. Contribution à une histoire de la mondialisation, Editions La Découverte, Avril 2018, p. 237-306

La théorie de la régulation au fil du temps.


Suivre l’évolution d’un paradigme au gré des transformations des capitalismes contemporains, R. Boyer (dir), Avril 2018, Editions des maisons des sciences de l’homme associées, Collection interdisciplinaire EMSHA , La Plaine Saint Denis

 

Le présent ouvrage propose au lecteur un aperçu sur la trajectoire intellectuelle d’un groupe de chercheurs qui se sont attachés à éclairer certaines questions liées à la recherche sur l’économie et la société selon les approches développées par la Théorie de la Régulation, ceci à travers un permanent aller-retour entre les enseignements et prédictions du cadre conceptuel élaboré pour rendre compte de la rupture des Trente glorieuses et de la réalité des évolutions observées depuis lors.
La particularité du présent ouvrage est de donner à voir l’ajustement de ce paradigme d’année en année jusqu’à la période contemporaine. En quelque sorte, il propose de visiter le laboratoire d’où sont sorties les nombreuses publications dérivées de la Théorie de la Régulation.

L’économie comme science sociale. Quelques enseignements de la théorie de la régulation


in Des sciences sociales à LA science sociale. Fondements anti-utilitaristes, Sous la direction de Alain Caillé, Philippe Chanial, Stéphane Dufoix et Frédéric Vandenberghe, 2018, Editions le bord de l’eau, Chap. III, p. 65-81

Au moment où la querelle fait rage entre les sociologues en France, comme il y a un an entre les économistes, il est urgent de rappeler que le mot « sociologie » a longtemps servi à désigner la science sociale en général (économie et philosophie politiques incluses, aussi bien que l’anthropologie, l’histoire ou la géographie) et qu’elle est une chose trop importante pour la confier aux seuls sociologues. Elle est l’affaire de tous les social scientists. À côté des sciences sociales spécialisées, c’est une science sociale généraliste, seule à même de penser le monde dans toute sa complexité, qu’il nous faut maintenant faire advenir et instituer. Une science sociale qu’il est urgent, également, de fonder une bonne fois sur des bases non-utilitaristes et dans une ouverture résolue à toutes les sociologies et à toutes les sciences sociales  du monde entier, et pas seulement à celles qui viennent de l’occident. Replacées dans ce cadre plus général, la plupart des querelles de chapelles se résolvent d’elles-mêmes. Pour le plus grand bien d’un désir partagé de connaître. Qu’un tel objectif soit accessible, c‘est ce dont témoignent la variété et la qualité des auteurs ici réunis, anthropologues, économistes, géographes, historiens, philosophes ou sociologues.

Le BREXIT : Souveraineté nationale contre internationalisation de l’économie


In : La dette souveraine: Etat et économie politique, sous la direction de Julia Christ et Gildas Salmon,  Collection « Raisons pratiques », Éditions de l’EHESS, Paris, Mars 2018, p. 9-47.

 

Les défis actuels sont bien plus complexes que ceux des années trente.


Interview pour IddriTV

Une interview de Robert Boyer, chercheur à l’Institut des Amériques, réalisée dans le cadre de la conférence « Une société innovante pour le XXIe siècle » organisée par l’Iddri les 12 et 13 juillet 2013 (iddri.org/Evenements/Conferences-internationales/Une-societe-innovante-pour-le-XXIe-siecle). Robert Boyer rappelle dans cet entretien que contrairement à la crise des années trente, les problèmes à résoudre sont différents. Il en identifie cinq principaux : l’épuisement du partage des gains de productivité (sur lequel nous vivons) ; l’effet négatif de l’environnement sur les modes de vie pour la première fois (exemple de la pollution) ; si les profits vont bien et que la production s’étend, le bien être ne suit pas ; la montée des inégalités ; les effets défavorables des crises financières notamment sur la consommation. Le modèle composite vers lequel nous nous dirigeons doit ainsi résoudre la cohésion sociale, discipliner les marchés financiers, prendre en compte l’environnement dans des mouvements qui combinent à la fois l’innovation au niveau local et la synchronisation par l’État. Il s’agit selon Robert Boyer d’une transition sur une, deux, trois décennies, pour laquelle il faut se donner les moyens. Il revient notamment sur les indicateurs de bonheur ou satisfaction des besoins sociaux, qui sont encore trop peu présents et rendent la transition difficile. Il indique que si la révolution intellectuelle a eu lieu quant à ces indicateurs citant la Commission Stiglitz et Fitoussi), la pratique n’a pas encore suivie. « Nous vivons avec les anciens indicateurs pour piloter une transition avec de nouveaux indicateurs de prospérité ». Robert Boyer recommande de conjuguer deux approches pour mesurer ces nouveaux indicateurs : la réalisation d’enquêtes (indicateur subjectif) associée à des indicateurs objectifs (accès à l’éducation ou à la santé, mortalité infantile, etc)

Es el concepto centro perifia util aun?


Entrevista

Economie et sciences sociales : Une alternative à l’impuissance des théories économiques ?


Postface de Robert BOYER, dans Anthropologie économique, Cours au Collège de France, 1992-1993, Pierre Bourdieu, Raison d’agir, Cours et Travaux, Seuil, Paris, p. 293-322.

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